Juste une illusion *
Olivier Nakache, Eric Toledano
En famille
Film d'époque, d'une époque pas très éloignée, une quarantaine d'années, et que beaucoup d'entre nous ont connue et reconnaîtront, tant elle est bien décrite. Mais c'est aussi, et plus encore, un film de famille, avec secrets, disputes, grandes et petites émotions, et bien sûr beaucoup d'amour. Rien de très original, ni dans le fond, ni dans la forme, mais c'est un Tolédano-Nakache, exactement comme on pouvait dire il y a peu, c'est un Bacri-Jaoui.
Belle qualité d'écriture autant des situations que des personnages, sens du rythme et mécanique du rire (ou du sourire) au quart de poil, équilibre parfait entre humour et drame (discret, le drame, rien de vraiment grave), tout est bien dosé, bien fabriqué. C'est de la belle ouvrage, sans affèteries, le film donne du plaisir, Louis Garrel est parfait en mâle apprenant à se déconstruire, et Alexis Rosenstiehl est tout à fait emballant, dans un rôle assez proche de celui qu'il tenait dans Ceux qui comptent.
Typiquement le film printanier qui va faire quelques millions d'entrées, et c'est bien mérité.
Sorti le 15 avril 2026
Vos commentaires
Le scénario est plat rehaussé par la bande son.
Le film tourne en rond, mais c'est la vie avec des hauts et des bas.
Il manque une touche magique, mais Camille Cottin, Pierre Lottin, Louis Garrel et avec leurs yeux et leurs cœurs les adolescents nous procurent de belles sensations.
Juste une illusion est un film chaleureux aux multiples références qui bougonne un peu.
Dominique P, le 7 mai 2026
Sont forts Nakache et Tolédano !! Très forts. Encore une fois, ça marche.
J'ai adoré cette chronique familiale. Un équilibre formidable entre des séquences franchement drôles (quelques trouvailles géniales), des séquences touchantes... emballées avec beaucoup de légèreté, de tendresse, de finesse.
Et bien sûr, pour les plus de 50 ans, une plongée au début des années 80... l'ambiance générale, Guy Lux, le chômage, la musique, les fringues, la valise RTL, le paternalisme qui commence à flancher, notre enfance, notre jeunesse.
Thierry D. le 8 mai 2026