La Vénus électrique

Pierre Salvadori

Petite fantaisie sans énergie

C’est une petite fantaisie romantique, rien de plus, menée sur un rythme de sénateur. Quelques jolies scènes surnagent, quelques instants de grâce… mais Vimala Pons n’a aucun charme, Anaïs Demoustier joue la fausse cruche, vraie maligne sans beaucoup de conviction, Lellouche manque de légèreté et Pio Marmaï ne convainc pas dans son rôle d’ingénu. Ils ne sont pas très aidés par un récit mi-loufoque, mi-moraliste, qui les enferme dans un univers auquel on ne croit guère, pas assez enlevé pour en faire une vraie farce, pas assez travaillé pour donner l’illusion de l’époque : ni années 20, ni monde rêvé. On pense vaguement à quelques films de Woody Allen, Vous allez rencontrer un bel et sombre inconnu, ou bien Magic in the Moonlight… mais là où le cinéma de Woody faisait dans le fauteuil en cuir bien confortable et très élégant, on a droit ici, avec cette Vénus électrique qui manque, et c’est un comble, d’énergie, à un siège plutôt bas de gamme en skaï.

 

Sorti le 12 mai 2026