Projet dernière chance
Phil Lord, Christopher Miller
Avoir un bon copain
La SF, c'est souvent un moyen de parler du réel, du présent, des humains, au travers d'une histoire farfelue dont l'action est située sur une planète désertique peuplée de créatures étranges ou dans un vaisseau pourvu de tout un tas de bidules super modernes. Les extraterrestres, s'il y en a, ont forcément des caractéristiques qui les différencient des humains mais ont aussi des sentiments, de la réflexion, une certaine intelligence... voir Alien, E.T., Rencontres du troisième type, Dune et autres classiques du genre. Et l'histoire raconte comment quelques individus en mode MacGyver se chargent de sauver une civilisation, la Terre et plus si affinités.
Ce Projet dernière chance coche toutes les cases : la mission, si vous l'acceptez, est de réparer le soleil, et au passage, toutes les étoiles de la galaxie. Les héros sont au nombre de... un. Ça simplifie les relations. Ouf, il y a quand même pas mal de flash-back qui montrent d'autres personnages et complexifient vaguement les choses.
Et au bout d'une heure environ, il y a la rencontre avec un truc vivant, qui ressemble à une araignée dessinée par un enfant de deux ans et demi avec de très gros feutres. Et encore, pas très doué, le bambin. Le souci, c'est que malgré toute la technologie mise en œuvre par le héros et le machin arachnide qui parviennent à établir une communication, on a beaucoup de mal à croire à cette amitié. Certes le machin devient un bon copain, mais c'est une relation pleine de clichés, ça ressemble à un concept qu'il faut avaler tel quel.
Ryan Gosling fait le job, en mode guignol qui ne se la joue pas. C'est plutôt rigolo, mais beaucoup trop long. Le film a une apparence majestueuse (très belles images, effets spéciaux soignés), mais il reste un petit divertissement sans réelle originalité.
Sorti le 18 mars 2026